Glossaire:automatisation

De iconomie
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L'informatisation a mis en scène l'automate programmable, qui est fait pour réaliser tout ce qu'il est possible de programmer.

L'une de ses conséquences les plus importantes est l'automatisation des tâches répétitives mentales ou physiques, qui se prêtent bien à la programmation : les usines sont robotisées et, par exemple, la recherche documentaire dans la jurisprudence, qui prenait auparavant beaucoup de temps aux avocats, est maintenant exécutée rapidement par l'ordinateur.

En mettant la puissance de calcul des processeurs au service de ces tâches, l'informatisation a fait apparaître des possibilités nouvelles. Ainsi le pilote automatique d'un avion de ligne accomplit une performance qui serait impossible pour un pilote humain : maintenir durablement l'avion dans la position instable qui permet d'économiser du carburant et de le rendre plus manœuvrable serait pour un humain aussi difficile que de tenir une assiette en équilibre sur la pointe d'une épingle.

En supplantant l'être humain dans le travail répétitif, l'informatisation incite à le spécialiser dans le travail non répétitif : conception, organisation, ingénierie, réponse à des incidents imprévisibles, compréhension de ce qu'a voulu dire une personne, relation de service avec des clients, etc.

L'automatisation a ainsi fait émerger dans les entreprises un être nouveau, hybride, dont l'action résulte de la {{glo|symbiose du cerveau humain et de l'ordinateur : le cerveau d’œuvre, dont l'efficacité dépend de la justesse du partage du travail entre l'automate et l'être humain.

Dans la phase présente de transition les entreprises, si elles sont immatures, risquent de commettre deux types d'erreur : prétendre automatiser les tâches non répétitives, que l'être humain accomplit mieux que l'ordinateur ; programmer le travail des êtres humains comme s'ils étaient des automates.