Dominique Cuppens

De iconomie
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Biographie

Consultant de Efficim, ancien CIO/CDO de Thalès et Réseau Ferré de France (RFF), CIO de la Préfecture de Police de Paris

Exposé du 14 septembre 2017: Incident estival majeur de la gare Montparnasse : un commentaire iconomique

Guillaume Pepy, la patron de la compagnie ferroviaire "Il n'y avait plus de poste d'aiguillage, on était dans le noir complet le jour le plus fort de l'année, a-t-il concédé. On a transporté 1,5 millions de voyageurs, donc c'est vrai que l'on a été débordé, je le reconnais volontiers. Il y a 6900 relais ou équipements dans le poste défectueux, il a fallu du temps pour vérifier chacun d'entre eux et ça a été long. C'est un poste d'une trentaine d'années." [1]

C'était à la Une des « Echos » datés du 1er septembre 1937. La veille avait été adopté un décret-loi donnant naissance à la Société nationale des chemins de fer français, future SNCF. A l'époque, il s'agissait de fusionner les cinq compagnies régionales existantes, toutes déficitaires depuis 1920 et dont la dette globale s'élevait fin 1936 à 37 milliards de francs, afin de créer une entité unique contrôlée par l'Etat. Mais, « à la vérité, ajoutait-il, [celle-ci] aura essentiellement pour but de répondre aux préoccupations d'ordre financier. Au vrai, le rôle de cette société nationale consistera surtout à rechercher des économies afin que les charges que fait peser le déficit des réseaux soient allégées ».

80 ans plus tard, l'entretien et le développement de l'infrastructure ferroviaire restent un gouffre financier. Et, ironie du sort, la dette de SNCF Réseau, son gestionnaire, a explosé pour atteindre 44 milliards d'euros fin 2016.
  1. Gare Montparnasse: "On a été débordé", le mea culpa de Guillaume Pepy. L'express, 2 août 2017